D’après les textes anciens, le syndicat s’engage à se réunir, s’organiser dans le but inavoué de conquérir le monde. Sous des airs de faux truands, nos mafiosi de l’afro funk sortent tout droit d’un film jamais sorti, réalisé par Francis Ford Coppola, avec des dialogues dignes de Michel Audiard.

Leur démarche artistique surprend; en effet leurs influences venues de la Nouvelle Orléans retracent la musique des plus féroces Brass Bands, ou encore les envoûtantes mélodies directement importées d’Ethiopie ou du Nigéria ; Groove, transe, thèmes cuivrés, cravates et punchlines acides… Tout ceci n’a aucun sens ? Et pourtant….

Sur scène comme dans la rue, armés de Funk, d’AfroFunk, d’Afrobeat, de Gogo ou encore d’Ethiojazz, nos huit super-héros des temps modernes font des ravages, tels des Huns sur leur passage, « partout où ils jouent, l’herbe ne repousse plus ».